lundi 29 septembre 2014

synthèse sur la violence et la guerre

trouver et présenter avec les références complètes
1. un extrait de roman dont la thématique est la guerre
Situer celle-ci; situer l'extrait: coller l'extrait et en préciser les sources exactes
L'illustrer

2. un extrait de la presse récente en français sur cette thématique
mêmes consignes

3. un document issu de la littérature de sciences politiques ( ex. S. Huntington... )
mêmes consignes

4. une œuvre d'art et une photographie de presse
mêmes consignes

5. un tableau reprenant des statistiques
mêmes consignes

En une quinzaine de lignes, rédiger un billet faisant l'écho de vos recherches à propos de ces 6 objets.
compétence terminale : la note de synthèse
Votre post comportera dès lors 7 parties

2 commentaires:

  1. Timothée de Fombelle, "Tobie Lolness" : "Tobie mesurait un millimètre et demi, ce qui n'était pas grand pour son âge. Seul le bout de ses pieds dépassait du trou d'écorce. Il ne bougeait pas. La nuit l'avait recouvert comme un seau d'eau.
    Tobie regardait le ciel percé d'étoiles. Pas de nuit plus noire ou plus éclatante que celle qui s'étalait par flaques entre les énormes feuilles rousses.
    Quand la lune n'est pas là, les étoiles dansent. Voilà ce qu'il se disait. Il se répétait aussi : «S'il y a un ciel au paradis, il est moins profond, moins émouvant, oui, moins émouvant...»
    Tobie se laissait apaiser par tout cela. Allongé, il avait la tête posée sur la mousse. Il sentait le froid des larmes sur ses cheveux, près des oreilles.
    Tobie était dans un trou d'écorce noire, une jambe abîmée, des coupures à chaque épaule et les cheveux trempés de sang. Il avait les mains bouillies par le feu des épines, et ne sentait plus le reste de son petit corps endormi de douleur et de fatigue.
    Sa vie s'était arrêtée quelques heures plus tôt, et il se demandait ce qu'il faisait encore là. Il se rappelait qu'on lui disait toujours cela quand il fourrait son nez partout : «Encore là, Tobie !» Et aujourd'hui, il se le répétait à lui-même, tout bas : «Encore là ?»
    Mais il était bien vivant, conscient de son malheur plus grand que le ciel.
    Il fixait ce ciel comme on tient la main de ses parents dans la roule, à la fête des fleurs. Il se disait : «Si je ferme les yeux, je meurs.»

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  2. Timothée de Fombelle, "Tobie Lolness",
    Paris, Gallimard, 2006, Collection Hors Serie

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